La vie de serpodile est particulièrement dense en ce moment : une foule de nouvelles commandes, l’achat d’une nouvelle plastifieuse et d’une nouvelle imprimante pour accélérer la production des différents cahiers. Les articles de mon blog se font donc plus rares. J’ai néanmoins le souhait de partager avec vous cette lecture : « Eloge de la faiblesse » d’Alexandre Jollien qui est un témoignage qui me touche beaucoup.

Alexandre Jollien est IMC et a passé 17 ans dans une institution où il était prédestiné à rouler des cigares. Les psychologues lui avait attribué un QI très faible. Son incroyable motivation lui a permis de trouver la volonté de dépasser son handicap et d’entrer à l’université de Fribourg où il obtient une licence en lettres.

L’intensité et la difficulté de son combat pour parvenir à faire des études est telle qu’il n’en donne pas de détails précis mais le résultat est là et ses ouvrages Le philosophe nu, Le métier d’homme sont la preuve de sa réusite. Ses réflexions sur la vie, il les partage au cours de conférences auxquels il participe.

Dans ce livre, à travers un dialogue avec Socrate, Alexandre Jollien nous fait part des grandes étapes de sa vie en institut et nous initie à sa réflexion sur la normalité. Il nous livre sa vision du monde et ses experiences à travers son vécu de personne handicapée.  Un témoignage fascinant, jamais larmoyant et plein d’humour.

« Très vite, j’eus l’intuition qu’en fuyant le handicap, on s’isole. Il est là, il faut l’accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui. Pour ce faire, la connaissance de ses faiblesses me semble primordiale »

Un veritable message d’espoir pour tout ceux qui vivent le handicap.