Comment est vécu le handicap chez mes enfants ?

18 septembre 2012 - Serpodile - par Elisabeth 1 commentaire

Famille et handicap

Chloé (ma fille de 11 ans hémiplégique et dyspraxique) a 3 frères, tous plus jeunes qu’elle. Nous leur avons toujours expliqué le handicap de leur soeur.

Bien que nous nous sentions très « détendu » sur le sujet vis à vis des enfants, nous arrivons encore à être surpris par certaines de leur réflexion :

Je dis à mon fils de 4 ans : « Demain, Chloé , rentre de son voyage en Angleterre ». Il me répond : « Hey, peut-être qu’elle n’aura plus son handicap ! ».

Là, vous vous dites que vous avez raté quelque chose. Dans leur raisonnement d’enfant, l’aspect définitif du handicap semble inaceptable. C’est vrai : il se casse un bras, on le soigne et c’est fini !!!! Alors pourquoi un voyage chez les anglais ne pourrait pas résoudre le problème ? Difficile à accepter tout ça …

Très tôt, mes enfants ont très bien perçu les difficultés qu’engendrait le handicap. Du coup, ils ont tendance a vivre dans l’inquiétude que « ça pourrait leur arriver ».

Un matin en habillant Arthur lorsqu’il avait 3 ans, il nous a demandé si lui aussi lorsqu’il serait au CP, aurait une main qui ne marcherait plus.

Que faire pour les aider à cheminer vers une pensée moins angoissante ?

Nous avons pris le partie de déclarer que ce qui est important dans la vie c’est de réaliser ses rêves. Certaines personnes bien portantes n’ont pas une vie qui les épanouit alors que d’autres porteuses de handicap ont des vies extraordinaires.

 

Eloge de la faiblesse

7 décembre 2011 - Livres - par Elisabeth Pas de commentaires

La vie de serpodile est particulièrement dense en ce moment : une foule de nouvelles commandes, l’achat d’une nouvelle plastifieuse et d’une nouvelle imprimante pour accélérer la production des différents cahiers. Les articles de mon blog se font donc plus rares. J’ai néanmoins le souhait de partager avec vous cette lecture : « Eloge de la faiblesse » d’Alexandre Jollien qui est un témoignage qui me touche beaucoup.

Alexandre Jollien est IMC et a passé 17 ans dans une institution où il était prédestiné à rouler des cigares. Les psychologues lui avait attribué un QI très faible. Son incroyable motivation lui a permis de trouver la volonté de dépasser son handicap et d’entrer à l’université de Fribourg où il obtient une licence en lettres.

L’intensité et la difficulté de son combat pour parvenir à faire des études est telle qu’il n’en donne pas de détails précis mais le résultat est là et ses ouvrages Le philosophe nu, Le métier d’homme sont la preuve de sa réusite. Ses réflexions sur la vie, il les partage au cours de conférences auxquels il participe.

Dans ce livre, à travers un dialogue avec Socrate, Alexandre Jollien nous fait part des grandes étapes de sa vie en institut et nous initie à sa réflexion sur la normalité. Il nous livre sa vision du monde et ses experiences à travers son vécu de personne handicapée.  Un témoignage fascinant, jamais larmoyant et plein d’humour.

« Très vite, j’eus l’intuition qu’en fuyant le handicap, on s’isole. Il est là, il faut l’accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui. Pour ce faire, la connaissance de ses faiblesses me semble primordiale »

Un veritable message d’espoir pour tout ceux qui vivent le handicap.