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Apprendre l’orthographe

Apprendre l'orthographe

Afin d’élargir mes connaissances sur les différentes manières d’apprendre, j’ai suivi la formation à la pédagogie d’Antoine de la Garanderie.

Au cours d’un de ces stages, notre formateur (Frédéric Rava-Reny), nous a fait part de son « protocole d’orthographe ». Ce protocole donne une méthode aux enfants pour mémoriser de manière durable l’orthographe des mots d’usage.

Les étapes du protocole sont les suivantes :

  • Penser au sens du mot.
  • Penser à l’orthographe du mot.
  • Compter le nombre de lettres.
  • Epeler le mot à l’endroit.
  • Epeler le mot à l’envers.
  • Vérifier, Modifier, Compléter (VMC, ça aère le cerveau !) : recommencer à la première étape jusqu’à savoir le mot parfaitement. l’enfant vérifie et corrige ses erreurs et recommence à la première étape tant que le mot n’est pas su parfaitement.
  • Où et quand vais-je l’utiliser ?

Lors de ma formation, et après en avoir moi-même fait l’expérience, j’étais convaincue de l’intérêt de la méthode : l’enfant apporte du sens à ce qu’il apprend et l’apprentissage est ludique. Je me suis ensuite demandé, si cette méthode pouvait convenir pour  ma fille dyspraxique. Comment pourrait-elle compter mentalement les lettres d’un mot alors que dénombrer est un véritable challenge ? Comment pourrait-elle épeler un mot à l’envers vu ses difficultés d’orientation dans l’espace.

A l’usage, donner du sens à chaque mot a été capital. Savoir l’orthographe d’un mot dont on ne connait l’usage n’a aucun intérêt.

Elle est parfaitement parvenue à épeler les mots à l’endroit et à l’envers sans aucune difficulté et même beaucoup plus facilement que son frère sans handicap ….

Compter le nombre de lettres mentalement sur un mot long est plus difficile. Pour cette étape, elle a donc le droit de mettre une barre sur une feuille pour chaque lettre qu’elle compte.

Les lettres d'un mot pour un dyspraxique

Dans la pratique et pour les apprentissages courants, je demande à mes enfants d’apprendre leurs mots et de me les épeler à l’endroit et à l’envers. S’ils les épèlent facilement à l’envers c’est qu’ils savent leurs mots. S’ils ont plus de mal, j’ajoute des étapes pour trouver la difficulté qu’ils rencontrent. Par exemple, je leur demande de m’expliquer le sens du mot.

Que pensez-vous de cette méthode ? Avez-vous d’autres méthodes pour apprendre l’orthographe d’un mot ?

Crédit photo Tiago A. Pereira

Des lignes de couleurs pour l’écriture cursive

lignes pour dyspraxiquesIl est possible d’aider les enfants dans leur apprentissage de l’écriture en codifiant les lignes de leur cahier. Cela leur permet de structurer l’espace et de mieux se repérer dans les lignes et les interlignes.
Ce code couleur, mis au point par l’équipe de l’hôpital de Bicêtre (C. Charrière et C. Galbiati) et est actuellement utilisé par de nombreux ergothérapeutes pour aider les enfants dyspraxiques.

Chaque ligne a une couleur qui permet de raconter une histoire.

    • La ligne marron est la ligne de la terre sur laquelle toutes les lettres sont posées.
    • La ligne verte représente l’herbe. Les petites lettres (a, e, r, …) sont toutes entre la terre et l’herbe.
    • Entre ces 2 lignes, se trouve la ligne de l’amitié : ligne sur laquelle les lettres s’attachent (c’est ici qu’elles se donnent la main).
    • En dessous de la ligne marron, se trouve la ligne du feu (la ligne rouge) sur laquelle descendent les lettres comme le g, le j, le p ….
    • Tout en haut, on trouve le ciel, vers lequel les grandes lettres comme le l, le h … montent.

Il est ainsi aisé de corriger votre enfant en rendant l’apprentissage de l’écriture ludique. Pour cela vous pouvez utiliser les métaphores des différentes lignes : si la lettre dépasse la ligne rouge vous pouvez parler de lettres qui se brûlent ou si la lettre dépasse la ligne bleue, elle a la tête dans les nuages.

écriture dspraxiqueécriture dyspraxique

Vous pouvez retrouver ces lignes colorées dans le cahier d’écriture 7 mm de Serpodile.

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